samedi 21 mars 2009

Mélancolie

Mélancolie du week-end. Mélancolie qui revient à la charge après quelques mois de tranquilité. Mon esprit est ailleurs. Je cogite encore et encore...




Je rêve de pouvoir supporter avec le sourire et l'aplomb de supernanny mes trois monstres, qui ont bien remarqué que je ne suis pas tout à fait là et qui en profitent.

Je rêve de vacances, de repos, enfin, de vrai repos, sans linge à laver ni bouffe à préparer ni lave-vaisselle à vider, ni maison à laver, ni bain à préparer, ni loupiots à laisser.

Je rêve de discussions conjugales autres que l'état des comptes, les dépenses à prévoir et sans le défaitisme actuel qui règne dans beaucoup de foyers.

Je rêve à la fois de rester, ou de partir si le temps se gâte trop. Mais où, comment ?

Je rêve de travailler en paix, et pour longtemps, mais pas complètement, pour avoir du temps avec les enfants, et sans demander d'aide toujours aux grands-parents.

Je rêve à la maternité idéale, où chaque personne serait respectée dans ses compétences, sans être jugé à tout bout de champs. Une maternité où il ferait bon travailler, sans être surchargés, pour avoir du temps pour accompagner tous ces couples dans l'événement le plus fabuleux de leur vie. Avoir du temps pour les respecter, sans les brusquer, laisser venir leur petit, patiemment, sans être dérangés par tout, tout ce qui me pèse au quotidien et qui sera encore pire dans quelques mois.




Je rêve d'avoir encore un peu d'espoir. Je rêve d' être optimiste, de pouvoir me dire que tout va bien aller, que le changement a du bon.
Mais non.


Je ne peux pas.


C'est un jour sans.


Sans optimisme, sans courage, sans joie.


Un jour à pleurer.


Et j'ai bien peur que cela ne soit pas le dernier.

samedi 14 mars 2009

Peinture

En mère (très) indigne je rechigne souvent à sortir la peinture , les tampons, ou la pâte à modeler pour occuper les rejetons lors d'un jour chômé pluvieux, à mourir d'ennui.
De peur, certainement, qu'il y en ait plus sur la nappe ou sur les murs que sur les feuilles. Malgré tout, l'autre jour, j'ai consenti, devant deux paires de petits yeux implorants, à sortir tout l'attirail: Pinceau, peinture, gobelet, journaux pour protéger la nappe, tablier pour Rémy. J'ai même retrouvé de la peinture que je ne me souvenais plus d'avoir acheté ( mère indigne n'est pas qui veut !)
Quentin était parti avec son père pour des tâches très masculines, et c'est donc les deux plus petits qui s'en sont donnés à coeur joie.

Les pinceaux n'ont bientôt plus suffi... A pleines mains, c'est beaucoup plus rapide et pratique. Le mélange des couleurs est encore plus beau et intense . Laura n'a pas mis longtemps pour se faire de la peinture une véritable crème pour les mains.


Rémy,lui, a eu un brin d'hésitation. Qu'est-ce donc que cette matière gluante, colorée de surcroit ? Mais les doute a été de courte durée. Il a trempé, en homme prudent un doigt, puis l'a essuyé sur la feuille, en me jetant furtivement un regard pour voir si je n'allais pas le gronder. Devant mon approbation de maman gaga " oh oui, c'est bien mon Rémy, vas-y... Quel beau dessin !"il s'est laissé aller à y tremper toute la main, puis la deuxième...pour finalement être très fier du résultat.



Mes deux loulou se sont bien amusés. Et moi aussi, je dois bien l'avouer.

Avec bonheur, il n'y a eu aucun débordement. Aucun dommage constaté. Aucune trace sur les murs, ni le sol. Seulement les journaux protecteurs à jeter.

Vais-je me réconcilier avec la peinture ?

C'est décidé : la prochaine fois, je les laisse faire de la pâte à modeler !

mardi 10 mars 2009

le canapé violet






Il est usé... jusqu'à la corde. Et pourtant, il n'est pas si vieux, 4 ans, grand maximum. C'est d'abord sa couleur qui avait séduit, puis son prix. Un rabais était fait, une ampoule, explosée, avait dégouliné, et l'avait tâché, déjà dans le magasin. Cétait vraiment sa destinée. Car depuis, les tâches ne sont plus à compter : de toutes sortes, de toutes tailles, parfois douteuses parfois franches, telles le trait d'un gros feutre indélébile. Au début, je m'évertuais bien à le frotter, pour lui faire retrouver sa netteté originelle. Il était même plutôt coopérant ... Mais lui aussi est de plus en plus fatigué, ses coussins sont défoncés, ainsi qu'un de ses accoudoirs, cassé. Malgré tout, il est le terrain de jeu préféré des enfants : à la fois cabane, refuge ou coin punition, ils finissent toujours par attérir dessus...Les coussins volent à la première occasion, et son assise est large, idéale pour sauter, haut, si haut .
Ce vieux canapé... il est peut-être un peu passé, mais je continue à l'aimer. Et puis, changer de canapé, maintenant ? Avec des loulous bien décidés à s'en servir comme d'un trampoline, ce serait risqué, insconscient, même !

Alors on va encore le garder, le recouvrir quand il y a des invités, histoire de le cacher. Et les loulous pourront encore sauter, ou bien s'y reposer. Rien de tel qu'un vieux canapé où l'on peut s'enfoncer.Un canapé que l'on n' a plus peur de cabosser, d'abimer. Un canapé sur lequel on peut manger sans avoir peur de tacher. Un canapé où finalement tout est permis, sans avoir peur de devoir se fâcher, et disputer.

Il va encore avoir quelques belles années, notre canapé.

Il faut en profiter.

samedi 7 mars 2009

Et tombe la neige...



La neige était bien tombée deux ou trois fois cette année. Mais cela n'avait pas suffi à faire de la luge ou un bonhomme de neige : planning de papa et maman surchargés, la neige avait fondu avant même d'avoir pu y penser. Les petits voulaient de la neige. Mais une fois de plus, les vacances décalées des petits et des grands semblaient ne pas vouloir laisser la place à un séjour prolongé en montagne. Alors louloupapa a eu une idée : il suffisait de quelques heures de voiture pour aller au plus prêt, goûter à la neige du Jura. J'étais moins partante: cette journée enneigée, coincée entre deux jours de travail m'a éreinté d'avance. Rien que d'y penser ou de l'imaginer, déjà, j'étais fatiguée. Mais vraiment, là, ça devenait urgent. La nature commence déjà à se réveiller de son sommeil hivernal prolongé, et si on tarde trop, le Jura aura perdu tout son manteau blanc. Alors j'ai accepté.
Le lundi matin,le réveil a sonné non pas pour aller travailler, mais pour aller contempler les montagnes enneigées. Peu de matériel à vrai dire: une combinaison de ski flashy un peu petite pour Laura, qui avait appartenu à son frère , des anoraks, des bonnets de tous les jours, et surtout ma paire de moon boots à poils noirs, qui n'a pas failli à son devoir : mes petits pieds sont restés bien au chaud malgré une couche de neige de 20 cms parfois!!!
Le trajet a été certes un peu long pour les petits impatients , mais au final, la neige était là et bien là . Sitôt arrivés sur les lieux repérés par louloupapa, quelques descentes de luge ont déjà bien calmé les petiots, très excités à la vue de la neige. La descente, c'est cool, mais la remontée l'est moins !
J'ai retrouvé le plaisir de la luge moi aussi, sur la même luge qui m'avait fait glisser enfant puis adolescente, et rafraîchie par les hommes avant le départ. Laurinette avait trouvé une luge à elle seule : sa combinaison !!! Une fois sur les fesses, ou sur le ventre, elle avait transformé la piste de luge en tobbogan géant.
Sans oublier, assoiffés, de manger quelques boules de neige pour se réhydrater ! Après un bon repas, et encore quelques descentes l'après-midi, le retour a été très calme... Tous les petits se sont endormis, harassés après cette journée froide et si amusante. Bien fatiguée aussi, je me suis laissée bercer par le doux roulis de la voiture.
C'était une très belle journée, sous la neige, dans la neige.
Les petits étaient ravis, et moi aussi.
A refaire, sans nul doute .

jeudi 26 février 2009

Petites gouttes d'eau salées...

Larmichette, larme de crocodile..tout dépend.

De l'intensité de la dispute, de la bagarre, ou de la douleur.

De la violence, de l'injustice ou de l'insupportable.

Petite larme qui roule sur la joue. Parfois accompagnées par d'autres, tout ausi salées.
Gros chagrin, petit chagrin, ou caprice, elles sont là, et coulent parfois à flot.
Le pouce dans la bouche, une fois les cris finis, elles continuent leur descente sur les joues rebondies. Jusqu'à ce que la douce main de maman vienne les essuyer tendrement.



Les larmes peuvent alors s'arrêter de couler.

Voilà le temps du Câlin . Du réconfort, de la tendresse et des bisous sur les petites joues mouillées.

Les joues enfin séchées, le chagrin oublié, on peut recommencer, à rire, s'amuser et se chamailler.

Parfois pour longtemps, parfois non.

Et les petites larmes reviendront encore et toujours témoins de la tristesse.

Pour émouvoir le coeur de maman, et lui faire ouvrir ses bras pour un câlin, évidemment.

dimanche 22 février 2009

Fées...

Je suis abonnée à une revue qui s'appelle " allaiter aujourd'hui !". Dans la dernière reçue, au milieu, s'est glissé un petit livret tout mignon, et je ne resiste pas à l'envie de la partager. C'est évidemment sur le thème de l'allaitement.


La fée qui ne savait pas de quoi elle était fée.


Il était une fois une petite fée, ailée comme ces papillons colorés qui apparaissent en été. Ses compagnes s'appelaient Féedelamusqiue, Féedesbébés, ou encore Féedesbeauxrêves. Mais notre petite fée, elle, ne savait pas de quoi elle était fée.
Elle avait pourtant très envie d'être une Féequelquechose.
" Nous n'avons pas encore de Féedesbêtises", lui proposaient ses amies.

La petite fée refusait vigoureusement: elle préférait devenir une fée utile !


Elle passait de longues journées à imaginer son nom tout en voletant , de maison en maison, de pièce en pièce, de-ci de-là... Elle se posait sur les chapeaux de lampe. De là-haut, elle observait le va-et-vient des autres fées, et leur faisait des petits signes d'amitié. Une fois, elle se brûla les fesses alors qu'elle s'était ainsi installée. Ouille ! Alors elle devint prudente, et ne s'assit plus que sur les chapeaux de lampes éteintes.


Lorsque Féedudîner veillait sur un repas de famille, il y avait tellement de casseroles qu'il fallait bien au moins deux fées pour souffler sur la fumée lorsqu'un plat brûlait. Mais si la petite fée aimait beaucoup rendre service, elle regrettait de ne pas avoir un rôle bien à elle.


Un jour, Féedesbébés demanda son soutien auprès du nouveau-né. Le petit enfant s'agitait depuis quelques temps. Sa maman disait tristement :


" Mon pauvre bébé, tu pleures, je ne dois pas avoir assez de lait pour te nourrir..."


Notre petite fée eut une inspiration . Elle voleta sur l'épaule de la jeune maman, et murmura à son oreille. Puis elle se posa délicatement sur le bébé et attendit. La maman fredonna :


" C'est comme un câlin lorsqu'on a faim, prends ton temps, mon bébé, puis viens, boire le lait de mon sein."


Elle rapprocha l'enfant de sa poitrine.


L'enfant qui s'était apaisé en entendant sa maman plus gaie, se mit à téter goulûment.


Féedesbébés félicita la petite fée :


" Te voilà devenue Féedulait. A l'avenir , tu encourageras les mamans."


Féedulait !


Cela plut beaucoup à notre petite fée.

Depuis cet instant, Féedulait est comblée.
Elle écoute.
Elle soutient.
Elle encourage.




Voici quelques-uns des poèmes qu'elle aime venir chuchoter aux mamans.


" Lorsque tu étais dans mon ventre, un cordon nous reliait, lorsque tu seras plus grand, nous nous séparerons, en cet instant, ce lait est notre trait d'union."

"Je vais confortablement m'installer, des coussins soutiendront mon bras qui soutiendra ta tête, ton épaule et ta hanche alignées, nous voilà prêts pour une tétée."


" As-tu faim , as-tu besoin d'un câlin ? Et si je te proposais le sein ?"


" Une maman travaille loin de son bébé, et le soir, le retrouve pour la tétée. Pas besoin de se déchausser : on file sur le canapé, et les yeux dans les yeux , on se raconte la journée."


" Le lait de maman est toujours présent. Plus le bébé tètera, davantage de lait le sein fabriquera."


" Si soucis ou douleurs il y a , d'autres mamans ayant allaiter il faut chercher."

" Combien de temps tètera bébé ? Quelques semaines ? Quelques mois ? Quelques années?


C'est à vous deux d'en décider."


C'est ainsi que chaque maman devient la Féedulait de son enfant.




Texte de Patricia Hodicq Vuillemot.


dimanche 15 février 2009

Paysages

Petite balade un matin gelé. Petit balade avec arrêts pour photographier.




J'aime regarder le ciel, les paysages. Mais je ne pense jamais à prendre l'appareil photo pour immortaliser ce que je vois. Il y a un matin où j'y ai pensé, alors j'ai photographié. Le matin était tout givré, il faisait au moins -6°C. Mais c'était magnifique, la nature semblait figée, dans son enveloppe toute givrée. Le soleil commençait juste de percer, à moitié dissimulé par un brouillard épais. Au détour d'un chemin, j'ai rencontré une vache et son veau. De la fumée sortait de leur naseaux, et le paysan venait de leur donner du foin, moins froid et gélé que l'herbe givrée. Le petit veau s'est bien demandé ce que je faisais là, avec mon appareil. Méfiant, il s'en est allé plus loin.

En continuant ma balade, j'ai aperçu notre centrale , à peine visible dans le brouillard, mais toujours aussi imposante et fumante.

Enfin, la forêt du Plessis, toute blanche laissait apercevoir son château. Vestige d'un autre temps, on passe devant sans le remarquer. Il fait lui aussi partie du paysage.

Il faudrait que je prenne plus souvent mon appareil. Il y a tellement de choses à voir, et à contempler... même au fond de ma campagne bourguignonne.

jeudi 12 février 2009

Valentine Day.


On s'est connu, j'étais encore toute jeunette. 15 ans et demi presque 16. Un jour de fête foraine sur une toute petite place se tenaient quelques manèges. Je me souviens l'avoir montré à ma meilleure amie, en disant qu'il était plutôt mignon. Et nos regards se sont croisés et n'arrivaient plus à se détacher. J'étais hypnotisée. J'ai senti le rouge me monter aux joues, et mon coeur battre à tout allure. On a fait un tour de fête, et rebelote.Au deuxième, il n'avait pas bougé. Une troisième fois, encore là. Au quatrième tour, il est venu vers moi. Il m'a parlé. Je ne sais plus vraiment de quoi. Mais on s'est donné rendez-vous pour un autre jour, une autre fois. C'était en 1992. Presque une éternité.
La fois suivante, on s'est embrassé. Il m'avait offert un cadeau pour mon anniversaire juste passé, un petit coeur que j'ai longtemps porté. Et la suite vous la connaissez... Il ya eu des difficultés, toujours surmontées. Des bâtons dans les roues, des jaloux. Plus fort que tout l'amour a resisté. Et encore aujourd'hui, il est entier. Il y a bien sûr des hauts et des bas, des disputes, des aléas, des coups d'éclat. Mais finalement, on est encore là, à s'embrasser, se serrer dans les bras, et manger des crêpes au nutella.
Aujourd'hui, on a fêté à notre façon notre St Valentin. Une journée sans loulous rien qu'à nous. Voir qu'on a pas besoin de se parler pour être bien. Savourer le silence et aimer le regarder. Finalement, il n' a pas beaucoup changé. Il est toujours aussi beau, aussi attirant que ce jour de fête foraine. Mais maintenant il m'a donné trois beaux enfants. Il m'a soutenu et accompagné dans tous mes choix. Il a été tellement présent dans mes balbutiements d'allaitement, tellement extraordinaire lors des naissances à la maison. C'est un papa en or qui aime faire rire ses enfants, et qui gronde quand il le faut réellement.
Je suis vraiment heureuse d'avoir été à cette fête foraine, d'avoir surmonté toutes les embûches qui ont encombré notre chemin. Mais je sais aussi qu'il nous reste aussi encore certainement beaucoup d'épreuves à traverser.
A deux.
Ensemble.
Main dans la main.



dimanche 1 février 2009

Le banquet

Pour certains, c'est un bal, pour d'autres un banquet. L'appelation "bal" a l'avantage de passer le côté bouffe que confère l'appelation banquet. Mais le but est pourtant bien le même : se réunir, de préférence autour d'une table et manger, boire. D'abord, ça commence le midi. il ya les discours des officiels, quand même, pour marquer le coup, souhaiter la bonne année, et faire le bilan de l'année écoulée. Puis, il y a l'apéro, avant enfin de passer à table sur le coup des 15h...

Mais il y a aussi de la musique.Un orchestre, cette fois composé d'un monsieur chauve aux longs cheveux blancs sur les côtés,à la guitare éléctrique ( ouais !!!!) , d'un monsieur bedonnant au synthé, et une dame, dont l'entrain à manier les maracas pourrait faire rêver tout maraquero qui se respecte. Nous avons beaucoup ri. Ri est presque trop soft. "nous nous sommes moqués" serait plus approprié. A défaut de danser nous avons rigolé. Mais c'est déjà ça, car on aurait aussi pu pleurer. Comment dire : le son était mauvais, le choix des chansons plus qu'hasardeux ( on a même eu droit à la danse des canards... sisisi, j'vous jure !) sans effort de transitions. La dame a me rappelait Benny Hill avec ses maracas. J'oubliais quand même un moment magique dans la soirée : enfin un beau son, enfin des chansons à danser, oui.... c'est JJ Golman....oui... courte pause de l'orchestre , il avait mis un CD !!! Bref, je n'ai pas mis le feu au dancefloor. Personne d'ailleurs.



Mais nous avons bien mangé. Toute la journée d'ailleurs. Et bu aussi . du très bon vin, du champagne et du "moit-moit", mélange alcoolique dont les pompiers ont le secret. J'y ai reconnu le goût du marc, marié à autre chose, mais le secret n'a pas été dévoilé, il est bien gardé par ces messieurs les pompiers.
Une belle journée. Une grande fierté d'être auprès de ces hommes et ces femmes unis aussi pour faire la fête. Ceux qui n'hésitent pas à secourir les autres et qui se retrouvent pour rigoler. Ceux qui risquent leur vie et dont la devise est :
"sauver ou périr".



Je les ai bien regardé ... tous et toutes... D'habitude, je ne suis jamais vraiment impressionnée. Mais là, oui. Parce que je les admire. Leur courage, leur force et leur détermination font d'eux des gens extraordinaires. Même s'ils sont payés pour le faire. Il faut quand même être passionné et un peu fou à la fois pour avoir envie de risquer sa peau pour des parfaits inconnus. Mais heureusement qu'il en existe encore, des fous de cette catégorie là...des gens assez altruistes pour prendre soin des citoyens. Cette profession, cette passion suscite encore des vocations.


Tant mieux.


On aura toujours besoin d'eux.


jeudi 29 janvier 2009

Le sommeil

Laura déjà bonne dormeuse tout bébé.


C'est bien connu que l'humain a une préoccupation majeure après celle de se nourrir, c'est celle de dormir. Enfin, c'est une de mes préoccupation, essentielle à ma survie .
Quand on a un enfant, le sommeil change radicalement. On espère que bébé va échapper à la norme ( et à son développement physiologique) et va faire rapidement ses nuits. Et puis, les jours, les semaines et les mois passent, et les nuits, même si elles sont complètes sont quand même bien différentes d'avant, quand le seul objectif était d'entendre le réveil sonner. Désormais, la moindre toux , un grognement ou petit cri venant de ma progéniture peut me réveiller et me faire sortit du lit plus vite que n'importe quel réveil ! Nous avons longtemps dormi avec nos enfants. Entendre leur respiration dans la nuit, glisser une main dans le pyjama, sur le torse pour sentir leur coeur battre... Nous avons eu beaucoup de bonheur à dormir avec chacun d'entre eux. Encore maintenant, quand ils sont malades, le lit de maman et papa est un refuge. L'avantage c'est que notre lit actuel est très grand et du coup, nous ne sommes pas gênés. C'était moins facile, quand tout petit, nous prenions des coups de pied ou des mains dans la figure au retrournement de l'envahisseur....Mais c'est un choix que nous avions fait devant des bébés récalcitrants à faire leurs nuits, pour réussir à glaner quelques minutes de sommeil supplémentaires. En allaitant couché, je me rendormais même parfois alors que la tétée n'était même pas finie ! Quel bonheur de les regarder dormir, d'entendre leur souffle régulier, de sentir leur petit corps chaud se caler... Puis ils ont tous fini par dormir dans leur lit. Quentinou a été le plus dur à déloger. Laurinette et Rémynou se sont un peu incrustés, mais pas longtemps, et plus ponctuellement. Le soir, quand je vais me coucher, je passe voir mes loulous endormis. Un petit bisou, une caresse sur le front, une couverture à remonter, un pied ballant à replacer.
D'abord il y a Quentinou, qui ouvre les yeux au moindre bruit, au simple effleurement. Il est souvent enroulé dans sa couverture ou expatrié de l'autre côté du lit. On a parfois l'impression qu'il s'est battu toute la nuit avec des monstres ou des pokémon tellement le lit ressemble à un champ de bataille. Depuis tout petit, il a eu un sommeil léger, toujours maintenant. C'est très pratique le matin : pas besoin de se fâcher pour le lever. Généralement, sitôt après le bisou, il se lève et s'habille. Il bat encore tout le monde en rapidité .






Et puis il y a Laurinette : Pour elle, c'est autre chose : Les doudous sont le coude, collés au corps, elle dort très profondément. Il faut lui caresser longuement le dos, pour obtenir un semblant d'ouverture des yeux, qui se referment aussitôt. Généralement, elle se retourne de l'autre côté, grogne et le pouce dans le bec, elle tête et se rendort. Le matin est souvent synonyme de galère quand il s'agit de la lever. Je l'emmène parfois encore toute endormie dans la salle de bains pour l'habiller: " mais maman, z'ai encore sommeil !".





Rémynou, lui est encore différent. Il s'endort souvent en un rien de temps, et a un sommeil très lourd. Le matin, le réveil n'est pas difficile. Il suffit de l'appeler, le chatouiller et il se met debout, le pouce dans le bec lui aussi. Il sort maintenant seul de son lit de bébé. Et c'est les yeux écarquillés qu'il vient nous rejoindre dans notre lit, en attendant qu'on se lève. Ses petits pieds sont souvent froids et il vient les caler contre mon ventre pour les réchauffer. Je profite de ces moments où il vient encore se câliner, se blottir dans mes bras, sous la couette. Parfois il se rendort même...pour une petite grasse matinée, improvisée, mais tellement chouette !






Quoiqu'il en soit, je les trouve tellement beaux quand ils dorment... le jour ou la nuit.
J'en profite pour leur faire des tas de bisous, tout doucement pour ne pas les réveiller, et leur glisser des mots doux à l'oreille.
Petit ange, petite fée, petit prince.... Faites de beaux rêves mes amours.

vendredi 23 janvier 2009

La révolte




J'ai choisi depuis bientôt 6 ans, de travailler en centre de planification et d'éducation familiale ( CPEF pour les intimes). L'objectif est simple : proposer un lieu d'accueil et de parole aux jeunes (garçons et filles) où ils peuvent parler sexualité librement, et où leur est offert des consultations médicales. Une contraception, en adéquation avec leurs besoins, et leurs envies, leur est donnée gratuitement, et ce en toute confidentialité. De même, un dépistage des infections sexuellement transmissibles leur est proposé.
Alors cette année encore beaucoup de jeunes filles sont venues dans le but responsable de prendre une contraception putôt que d'avoir une grossesse non désirée. Je ne dis pas que c'est facile : se trouver face à des professionnels que l'on ne connaît pas, sans savoir ce qui va se passer, avec souvent la peur que les parents soient au courant, ou qu'il y ait un examen gynécologique douloureux. Malgré tout, elles viennent et nous livrent leurs histoires, pour qu'on puisse les aider.
Cette année encore, on a vu beaucoup de jeunes filles mineures, pour qui parler sexualité, contraception avec leur parents est impossible, voire même dangereux chez certaines, de culture différente.
Cette année encore, on a vu beaucoup de jeunes femmes majeures, ou à l'aube de leurs 18 ans. Mais pour elles aussi, demander la carte de sécurité sociale à sa maman ou à son papa pour aller consulter un gynécologue est encore trop dur.
Mais cette année, après une réunion avec notre hiérarchie, il apparaît que nous ne pouvons plus donner de contraception aux jeunes filles majeurs, ou leur proposer un suivi gynécologique gratuit. Seules les mineures y ont droit. Parce que selon le docteur que nous avons rencontré, la jeune fille majeure doit pouvoir parler avec ses parents de sa sexualité. Même si elle est de culture différente, même si elle ne se sent pas encore prête à en parler. Alors ça me révolte.
Parce qu'en France, on nous parle à la télé de l'importance du vaccin contre le papillomavirus, responsable des cancers du col de l'utérus, et de la necessité d'avoir des frottis tous les ans, que l'on fait gratuitement au CPEF.
Parce qu'en France on se demande encore pourquoi il y a tant d'Interruption Volontaire de Grossesse malgré une contraception existante fiable. Et malgré ce constat alarmant, que le nombre d'IVG ne baisse pas, voire même augmente, on coupe l'accès à la contraception aux jeunes filles qui n'ont pas leur propre moyen d'aller consulter un gynécologue en cabinet. Mais c'est vrai qu'à 18 ans, tous les problèmes se résolvent : on est adulte, on a le droit de voter, et donc on a le devoir d'expliquer à ses parents que l'on veut une contraception, et d'exiger par là même leur carte vitale. Je sais bien que la plupart des jeunes femmes dans cette situation vont trouver une solution, et arriverons à discuter avec leur parents. Et puis, il ya le préservatif et la pilule du lendemain ( là aussi gratuite pour les mineures, mais payantes pour les majeures !!!) Mais c'est sur le principe que ça me choque. Quand on sait que la durée des études s'allonge pour ces jeunes qui tardent donc à avoir un salaire, que souvent les parents sont eux même en difficulté financière, rongés par le chômage ou les crédits, comment la jeune femme, entre le fromage et le dessert peut-elle aborder sa propre sexualité ? Cela regarde-t-il vraiment les parents, la sexualité de son enfant ?
Mais ce n'est pas si grave.
Car si la jeune fille majeure vient pour une interruption de grossesse, elle n'aura pas besoin de mettre ses parents au courant. Et si elle n' a pas de ressource, une aide médicale d'état sera demandée, et elle n'aura rien à payer.
Alors...ne nous étonnons donc pas de voir le taux d'IVG stagner ou augmenter.
Mais quelles souffrances ( physique et psychique ) ces jeunes femmes auront à endurer !
Pour aller plus loin et signer une pétition aller ici :
Merci !

dimanche 18 janvier 2009

Fratrie






C'est un mot que je connais mal. Mais j'apprends à le connaître, doucement, grâce à mes loulous. Je suis fille unique. Et je me rends compte que déjà dans l'appellation, il y a du regret, voire des jugements hâtifs. Ah oui, c'est la fille unique, la gâtée, la pourrie. Celle qui n'a pas eu besoin de se battre pour des câlins, celle qui n'a jamais été jalouse de ses frères et soeurs. Tout est vrai. Mais être fille unique , c'est autre chose aussi. Car il y a des inconvénients : D'abord, enfant, on s'ennuie. Fermement. Heureusement qu'il y a des copains et copines de quartier. Bien sûr qu'avec un frère ou une soeur on peut s'engueuler, s'étriper, s'arracher les cheveux, se cogner.... Mais ça a le mérite d'être animé. On n'a personne à qui se confier, partager les aléas de la vie familiale, le désarroi lors des disputes parentales, les peurs dans le lit, le soir...

Unique et seule.


Je l'ai bien vu lors du décès de papa. Seule une fois de plus avec le chagrin, difficile à partager avec quelqu'un qui n'a pas les mêmes sentiments. Et puis porter, tel un fardeau, toutes les plaies administratives, et consoler en même temps maman, veuve éplorée. Vous me direz : oui, mais l'héritage, tu n'as pas eu à le partager ! Certes. Mais à ce moment là, ce n'est pas vraiment dans les pensées. Ne nous y trompons pas. Je n'ai pas été malheureuse, enfant. J'ai été choyée par mes parents, adorée. Mais j'ai quand même un petit manque, là, tout petit.

Alors je regarde évoluer la fratrie qu'on a fabriquée.



D'abord, il y a un nouvel être tout neuf qui arrive à la maison. Un aîné qui se trouve obligé malgré nous de l'aimer. Et du temps moins présent pour câliner. Et puis, ils grandissent chacun de leur côté, et il y a des câlins, des luttes, des jalousies, des rivalités. Et encore des bisous, des embrassades pour consoler après s'être fait disputé. Il y a aussi :
Une touche de méchanceté, quand on fait mal, pour attirer l'attention sur soi, histoire de dire qu'on est bien là. Mais il y a surtout des rires, des fous rires même, du chahut et de la connivence dans la réalisation des bêtises.

De la complicité dans les jeux, les regards et les sottises...
De la jalousie quand maman bisouille l'un et pas l'autre ou que l'autre a pris la place de choix sur la canapé à côté de papa. Que le même papa joue plus avec l'un que l'autre.
De l'admiration pour ce grand frère qui se débrouille si bien, ou cette soeur qui est tellement plus grande !

Je les regarde évoluer avec plaisir, envie même. Jamais je ne connaîtrais ce qu'ils ressentent les uns envers les autres. L'amour est-il le même que celui qu'on porte à ses parents ? Ou est-ce plutôt une amitié renforcée ? J'observe et je me régale.

jeudi 8 janvier 2009

La tétine

Aucun de mes enfants n'a eu de tétine. Je dirai que c'est simplement que je ne le voulais pas, même si les tentations ont été nombreuses et fréquentes. Quentinou s'est servi de mon sein comme tétine ( c'est pas mieux, en plus, ça nécessite une organisation du tonnerre !) . Laurinette et Rémynou ont pris le pouce, qui a l'avantage de ne jamais avoir la mauvaise idée de se décrocher de la main. Car quand on sait comme c'est pénible d'avoir égaré le doudou du moment, je n'ose pas imaginer avec une tétine. Alors pourquoi donc faire un article sur la tétine, si aucun des mes enfants n'en a eu? Rassurez vous, je ne vais pas sortir un laïus sur la nécessité/utilité ou non de donner une tétine à son bambin. Moi je dis, chacun fait comme il peut. Mais c'est que Laurinette s'est pris d'amour pour les tétines. Un vrai amour. A chaque achat à la pharmacie, c'est pleurs et tremblements devant le rayon puériculture où s'affichent sans complexe des dizaines et des dizaines de sucettes de toutes tailles, de toutes les couleurs. S'en est donc trop pour Laurinette qui caressait le doux espoir que sa mère, l'infâme qui l'a privée de ce bien si précieux, allait céder. Que nenni. C'est en la tirant de force (par les cheveux) que j'arrive enfin à la détacher du tourniquet, qui dans la lutte a bien failli tomber. Même sa mamiannie, pourtant si prompte à satisfaire cette p'tite nana aux yeux implorants, n'a pas craqué !Ouf !


Mais Laurinette n'a pas dit son dernier mot, et telle sa mère, elle obtient à court ou moyen terme ce qu'elle convoite. C'est surtout sans compter que mademoiselle a une bonne étoile. Invités chez des amis ayant eux-même une ptite nana toteuse, voilà que Laurinette déniche dans la chambre de sa petite camarade une tétine. LA tétine de miss Maëlle. La tétine inséparable qui sert encore à endormir le soir dans le lit, mais pas ailleurs "parce- que- ça- fait- bébé"Et qui vois-je donc débouler, la superbe chose dans la bouche, très fière de surcroît? Ma nana. Alors je laisse faire, j'obtempère.Je me dis que dans quelques jours la tétine sera passée de mode, comme les autres joujoux.
Et bien non.
La fin des vacances arrive, et la "tet" est encore là. Il y a bien eu quelques accidents de parcours, des oublis, des disparitions étranges mais c'est toujours avec des cris et des pleurs qu'on retrouve l'objet du délit et qu'il finit dans la bouche . Grrrrr. Je grogne. D'autant qu'un autre semble intéressé. Rémynou et Laura se l'échangent à qui mieux mieux. Partage de salive, partage de microbes. Je suis ravie !





Alors un jour, la maman très méchante que je suis a subtilisé la tétine.
J'avoue.
Je l'ai mise à la poubelle.
Laurinette l'avait laissé tomber dans un moment d'assoupissement éclair de l'après-midi. J'en ai profité pour la dérober subrepticement. En Même temps, c'était pas difficile: tout le monde dormait.
Laurinette à son réveil ne s'en est plus souvenue. Seulement le soir. Au coucher. La tétine trônait depuis plusieurs jours déjà à côté de l'oreiller car c'est bien encore le pouce le préféré. Elle me l'a donc réclamé, et j'ai avoué. Laurinette a pleurniché, mais devant la ferme et définitive position de sa mâratre, elle a cédé et sans tétine s'est endormie.
Petite reflexion hier de la demoiselle avant le dodo :
" Tu sais maman, la tétine de ma copine, ze l'aimais trop !"
C'est bien de préciser.
On ne sait jamais, des fois que le message ne soit pas passé !

vendredi 2 janvier 2009

Ma mamie à moi.

Avec Laurinette, 1 an



Elle vient de souffler ses 83 hivers. Elle est toujours aussi belle, s'habille avec goût et a un dynamisme à faire parfois pâlir d'envie. Elle ne sent pas l'eau de cologne souvent prisée des grands-mères. Elle sent le parfum délicat de grand couturier. Chez elle, point d'odeur de moisi ou de vieux renfermé, mais son odeur bien à elle, et souvent les effluves d'un met en train de mijoter. C'est ma mamie. J'ai toujours été proche d'elle, plus que de l'autre grand-mère. Mon grand-père disait que je lui ressemblait, que j'avais le même caractère. Et encore maintenant , je le crois volontiers. Et j'aime lui ressembler, c'est un véritable compliment. De ceux qui font rougir et sourire jusqu'aux oreilles. Elle est si forte, si solide. Elle en a subi des épreuves :elle a traversé la ligne de démarcation devant des soldats allemands qui la sifflait tellement elle était belle.Elle a mis au monde deux filles, dont une "aux fers", à la maison, sur la table de la cuisine. Elle connaît le chagrin de perdre un enfant, un mari mais elle est toujours là pour remonter le moral de tous.




1er carnaval de Laura, costume maison.


C'est elle qui m'a fait découvrir Paris, plusieurs fois. Elle m'a même emmené à un défilé d'Yves Saint Laurent, quand j'étais encore ado. C'est elle la première qui m'a fait prendre l'avion, m'a emmené en Espagne, aux Baléares, plusieurs fois. Mamie voyageuse.


J'ai eu peur cet été : un mauvais tour de rein l'avait transformée, et l'a bien handicapée. Envolée la liberté, la voilà clouée chez elle, voiture au garage, dépendante, elle qui ne l'avait jamais été.Mais elle l'a mis KO, ce stupide mal au dos. Elle a retrouvé sa mobilité, sa joie de vivre et son entrain. Elle a laissé tomber la canne, et se déplace de nouveau sur ses escarpins à talons, si légère, si gracieuse. C'est ma mamie à moi. J'ai été si heureuse de trinquer encore une fois de plus, cette année avec elle et de lui souhaiter la bonne année. Pourvu que ça dure, et qu'on trinque encore et encore pendant de nombreuses années au champagne, bien sûr, sa boisson préférée !


Noël 2008, toujours avec Laurinette

jeudi 1 janvier 2009

Nouvelle année nous voilà !




Sans qu'on ait notre mot à dire, sans savoir si on est prêt à affronter une nouvelle année, 2008 s'est en allée. Une année somme toute bien normale, avec de bons et de mauvais moments, et son lot de bonnes et moins bonnes surprises. Il est d'usage de prendre des bonnes résolutions pour la nouvelle année, histoire d'y croire un peu, qu'en 2009, on peut changer. Mes résolutions sont les mêmes que l'année dernière, et me rappelent qu'en 2008, j'ai échoué, je n'y suis pas arrivée.




Que souhaiter à tous ceux que j'aime, pour cette nouvelle année ?

D'abord de l'amour, beaucoup d'amour, car sans amour, on ne peut pas vivre. S'aimer et se respecter. S'engueuler aussi parfois, mais pas trop, histoire de mieux s'aimer après, encore plus, malgré les défauts et les aléas de la vie.

Ensuite la santé: que tous ceux que j'aime soient présérvés . Quelques petits microbes vont sûrement passer, mais sans s'arrêter.


Et puis des rires : beaucoup de rires :des petits gloussements , des éclats de rires. Des rires d'enfants et des rires de grands. Des rires rigolos, et des rires discrets... Une occasion de rire au moins une fois par jour... le minimum, vraiment.


Enfin, un peu d'argent: pas la cagnotte du loto ou le gros lot, non, un peu de sous, de quoi se faire plaisir et payer les emprunts, pour ne pas avoir peur du lendemain.


Bref, je vous souhaite une excellente année à tous, pleine d'espoir, et conforme à vos rêves, tous vos rêves, même les plus fous.