



Les pinceaux n'ont bientôt plus suffi... A pleines mains, c'est beaucoup plus rapide et pratique. Le mélange des couleurs est encore plus beau et intense . Laura n'a pas mis longtemps pour se faire de la peinture une véritable crème pour les mains.
Rémy,lui, a eu un brin d'hésitation. Qu'est-ce donc que cette matière gluante, colorée de surcroit ? Mais les doute a été de courte durée. Il a trempé, en homme prudent un doigt, puis l'a essuyé sur la feuille, en me jetant furtivement un regard pour voir si je n'allais pas le gronder. Devant mon approbation de maman gaga " oh oui, c'est bien mon Rémy, vas-y... Quel beau dessin !"il s'est laissé aller à y tremper toute la main, puis la deuxième...pour finalement être très fier du résultat.
Mes deux loulou se sont bien amusés. Et moi aussi, je dois bien l'avouer.
Avec bonheur, il n'y a eu aucun débordement. Aucun dommage constaté. Aucune trace sur les murs, ni le sol. Seulement les journaux protecteurs à jeter.
Vais-je me réconcilier avec la peinture ?
C'est décidé : la prochaine fois, je les laisse faire de la pâte à modeler !
Alors on va encore le garder, le recouvrir quand il y a des invités, histoire de le cacher. Et les loulous pourront encore sauter, ou bien s'y reposer. Rien de tel qu'un vieux canapé où l'on peut s'enfoncer.Un canapé que l'on n' a plus peur de cabosser, d'abimer. Un canapé sur lequel on peut manger sans avoir peur de tacher. Un canapé où finalement tout est permis, sans avoir peur de devoir se fâcher, et disputer.
Il va encore avoir quelques belles années, notre canapé.
Il faut en profiter.

Les larmes peuvent alors s'arrêter de couler.
Voilà le temps du Câlin . Du réconfort, de la tendresse et des bisous sur les petites joues mouillées.
Les joues enfin séchées, le chagrin oublié, on peut recommencer, à rire, s'amuser et se chamailler.
Parfois pour longtemps, parfois non.
Et les petites larmes reviendront encore et toujours témoins de la tristesse.
Pour émouvoir le coeur de maman, et lui faire ouvrir ses bras pour un câlin, évidemment.





En continuant ma balade, j'ai aperçu notre centrale , à peine visible dans le brouillard, mais toujours aussi imposante et fumante.

Enfin, la forêt du Plessis, toute blanche laissait apercevoir son château. Vestige d'un autre temps, on passe devant sans le remarquer. Il fait lui aussi partie du paysage.

Il faudrait que je prenne plus souvent mon appareil. Il y a tellement de choses à voir, et à contempler... même au fond de ma campagne bourguignonne.
Laura déjà bonne dormeuse tout bébé.







Laurinette à son réveil ne s'en est plus souvenue. Seulement le soir. Au coucher. La tétine trônait depuis plusieurs jours déjà à côté de l'oreiller car c'est bien encore le pouce le préféré. Elle me l'a donc réclamé, et j'ai avoué. Laurinette a pleurniché, mais devant la ferme et définitive position de sa mâratre, elle a cédé et sans tétine s'est endormie.
Avec Laurinette, 1 an

